Madame, Monsieur,

Le contrôle technique en France va connaître de profonds changements en 2018, pour se mettre en conformité avec une directive européenne.

Interview de Nicolas, gérant de votre centre de controle technique Auto Bilan Saint Just, sur la Provence

L’Europe s’est donnée pour objectif à l’horizon 2020 de réduire de moitié le nombre de tués sur les routes de l'Union européenne par rapport à 2010. Cette directive européenne sur le contrôle technique, publiée en avril 2014 et applicable en France au 20 mai 2018, constitue une première étape dans la volonté d’harmoniser le contrôle technique en Europe et rendre les routes plus sûres. Ainsi, que l’on soit français, allemand ou espagnol, le contrôle technique automobile devra à terme répondre aux mêmes exigences.

De ce fait, à partir du 20 mai 2018, le contrôle technique évolue : de nouveaux points de contrôle et plus de défaillances seront regardés à la loupe. La grande nouveauté réside dans la recherche de défaillances critiques, c'est-à-dire présentant un danger immédiat pour soi et pour les autres. Dans ce cas, la validité du contrôle sera du jour même seulement.

Compte tenu de cette nouvelle règlementation, de nombreux changements s’opèrent déjà au sein de notre centre : matériels, maintenance, formation, etc. Concernant la contre-visite, elle fait également l’objet de modifications règlementaires ayant d’ores et déjà un impact sur notre organisation. A partir de mai, elle sera aussi plus longue à réaliser.

En conséquence, nous sommes contraints de faire évoluer nos tarifs pour l’année 2018 :
- Le prix du contrôle obligatoire sera à 84 € TTC
- La contre-visite sera facturée 15 € TTC, pour la contre-visite visuelle, et 15 TTC si elle nécessite un passage au banc.

Nous vous remercions de votre compréhension et nous tenons bien entendu à votre disposition pour tout renseignement sur ces nouveautés.

Ce qui va changer pour les centres de contrôle technique :
- Le lexique : même si le véhicule sera contrôlé de la même façon, les libellés des défaillances seront différents. Ces changements impliquent une formation complète de tous les professionnels.
- Les contre-visites : les défaillances nécessitant une contre-visite passent de 196 à 467 (dont 340 majeures et 127 critiques), 2/3 des défaillances conduiront à une contre-visite contre 1/3 aujourd’hui.
- La durée : La contre-visite sera plus longue en raison de défaillances plus nombreuses et d’une vérification complète du point voire de la fonction et non plus de la seule défaillance constatée.
- La qualification des nouveaux contrôleurs entrant dans la profession : un bac pro minimum sera requis pour tout nouvel entrant.